FERROVISSIME N°2 EST LA

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JH LAVIE
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Message par JH LAVIE » lun. 04 févr. 2008, 11:07

Readii94 a écrit :Pour quand la reliure de rangement?Merci.
C'est en projet ! Mais je n'ai pas de date.

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BB 9004
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Message par BB 9004 » jeu. 07 févr. 2008, 21:27

fa57 a écrit :Bugatti aurait dit que ses autorail n'etaient pas fait pour freiner mais pour avancer.

Ettore Bugatti a dit ça de ses premières voitures, qui n'étaient équipées de freins que sur les roues arrière (avant 1912).

Par la suite, il a bien changé d'avis, et les Bugatti (je parle des voitures) ont été équipées de freins efficaces (pour leur époque !). Les commandes par câbles des ces freins étaient particulièrement astucieuses, et le fameux essieu Bugatti (je parle toujours des voitures !) contribuait à l'efficacité du freinage grâce à une certaine flexibilité en torsion qui donnait un effet de "servo" à la commande.

Ici, l'essieu Bugatti d'une Type 59 et la commande à câble des freins ; cet essieu était creux, de section dégressive vers les extrémités, muni de passages pour les lames de la suspension, et surtout forgé en une seule pièce (une remarquable réalisation) !



Les freins des autorails étaient aussi commandés par câbles, et ce système s'avérait efficace, au prix toutefois d'un entretien soigneux et de réglages fréquents (Bugatti, c'était de la mécanique fine, tout le contraire du chemin de fer !).

J'ai noté 2 erreurs dans le Ferrovissime concernant les Bugatti (je parle toujours des voitures) :

Le moteur des autorails était dérivé du moteur qui équipait la Bugatti Type 41, dite "Royale", mais ce moteur ne s'est jamais appelé moteur "royal". Le Ferrovissime reproduit textuellement l'erreur qui figure dans le tome des Autorails de France consacré aux Michelines et aux Bugatti !

En ce qui concerne la Type 35, Ferrovissime mentionne un moteur d'environ 2000 cm3 à compresseur, ce qui n'est pas exact.
La Type 35 avait un moteur 8 cyl. en ligne sans compresseur (petite remarque au passage : pour indiquer une cylindrée approximative, l'usage est plutôt de dire "un moteur de 2 litres"). Ce n'est que sur la 35B que le moteur a reçu un compresseur. Il y a eu aussi une 35A avec une version simplifiée du 8 cyl. en ligne (3 paliers de vilebrequin au lieu de 5, taux de compression abaissé), ainsi qu'une 35T (Targa Florio) de 2,3 l sans compresseur, et une 35C, version à compresseur de la 35T.

Bon, tout ceci n'est pas très grave, le plus important dans une revue ferroviaire, c'est la documentation relative au chemin de fer, et ce Ferrovissimo présente des sujets intéressants : 232U, autorails Bugatti, 2D2 9100...

JH LAVIE
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Message par JH LAVIE » jeu. 07 févr. 2008, 22:34

BB 9004 a écrit :
fa57 a écrit : Le moteur des autorails était dérivé du moteur qui équipait la Bugatti Type 41, dite "Royale", mais ce moteur ne s'est jamais appelé moteur "royal".
Le Ferrovissime reproduit textuellement l'erreur qui figure dans le tome des Autorails de France consacré aux Michelines et aux Bugatti !

En ce qui concerne la Type 35, Ferrovissime mentionne un moteur d'environ 2000 cm3 à compresseur, ce qui n'est pas exact.
La Type 35 avait un moteur 8 cyl. en ligne sans compresseur (petite remarque au passage : pour indiquer une cylindrée approximative, l'usage est plutôt de dire "un moteur de 2 litres"). Ce n'est que sur la 35B que le moteur a reçu un compresseur. Il y a eu aussi une 35A avec une version simplifiée du 8 cyl. en ligne (3 paliers de vilebrequin au lieu de 5, taux de compression abaissé), ainsi qu'une 35T (Targa Florio) de 2,3 l sans compresseur, et une 35C, version à compresseur de la 35T.

Bon, tout ceci n'est pas très grave, le plus important dans une revue ferroviaire, c'est la documentation relative au chemin de fer, et ce Ferrovissimo présente des sujets intéressants : 232U, autorails Bugatti, 2D2 9100...


:moi: Merci pour toutes ces précisions. Oui, l'appellation "moteur Royal" est erronée mais largement répétée partout dans le milieu ferroviaire (et pas toujours dans un sens favorable!). Je me souviens que Pierre Pichon avait déjà employé ce terme dans ses souvenirs parus dans un vieux Loco Revue sur le Centre autorails de Batignolles Remblais. Affaire à suivre prochainement dans Ferrovissime avec les souvenirs d'un cadre Traction qui a suivi l'XB 1008.

Pour la Bug 35, bravo, vos indications sont très précises. J'avais sous la main ma collection du Fanauto ("époque Pozzoli" quand ça s'appelait Fanatique de l'automobile"), le bouquin d'Amaury Lot également sur Bugatti mais c'est vrai que je ne me passionne pas trop pour la 35 .

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Canard
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Message par Canard » jeu. 07 févr. 2008, 23:21

Pour rebondir sur ce qu'a dit Jehan-Hubert, pour réaliser cet article, je me suis essentiellement appuyé sur la documentation de l'époque : RGCF, Documentation Bugatti (j'ai eu la chance de consulter quelques documentations Bugatti prêtées par une connaissance), Traction Nouvelle, etc... Pour compléter cette base documentaire, je me suis également servi des souvenirs publiés dans Loco-Revue, la Vie du Rail, etc... ou pour le moment encore inédits (voir partie 2). C'est vrai que l'appellation "moteur royal" est fausse, mais elle a été utilisée par ceux qui côtoyaient ces engins au quotidien et devient donc historique ! Par contre, je plaide coupable, j'aurais du mettre une note pour l'expliquer...

Aurélien
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Message par JH LAVIE » jeu. 07 févr. 2008, 23:31

Canard a écrit :Pour rebondir sur ce qu'a dit Jehan-Hubert, pour réaliser cet article, je me suis essentiellement appuyé sur la documentation de l'époque : RGCF, Documentation Bugatti (j'ai eu la chance de consulter quelques documentations Bugatti prêtées par une connaissance), Traction Nouvelle, etc... Pour compléter cette base documentaire, je me suis également servi des souvenirs publiés dans Loco-Revue, la Vie du Rail, etc... ou pour le moment encore inédits (voir partie 2). C'est vrai que l'appellation "moteur royal" est fausse, mais elle a été utilisée par ceux qui côtoyaient ces engins au quotidien et devient donc historique ! Par contre, je plaide coupable, j'aurais du mettre une note pour l'expliquer...

Aurélien
:moi: L'autorail Bugatti fait partie de tous ces engins ferroviaires dont les mécanos parlent avec un mélange de vives critiques et d'admiration. On aura l'occasion de parler des défauts des Bug. Mais je pense que l'utilisation du mot ROyal n'était pas innocent : le mécano était fier de conduire un engin muni du moteur d'une auto de rêve. Un peu comme, bien plus tard, les mécanos de turbotrains ne manquaient jamais de préciser que leur engin était équipé d'une turbine d'hélico. Et comme pour le BUgatti, l'affirmation était vraie.

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Message par fa57 » ven. 08 févr. 2008, 00:16

BB 9004 a écrit :
fa57 a écrit :Bugatti aurait dit que ses autorail n'etaient pas fait pour freiner mais pour avancer.
Ettore Bugatti a dit ça de ses premières voitures, qui n'étaient équipées de freins que sur les roues arrière (avant 1912).
ça je connais assez, type 4, type5.

je recommande ça (attention c'est un pavé)

Image
J'étais aux WC :mdr:

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ferrovissime n2

Message par canari » sam. 09 févr. 2008, 12:14

A vous entendre tous, j' espère recevoir très bientôt ce N°2.
Car feuilleter, c' est bien, le recevoir?
Alors à bientôt pour vous montrer quelques vues sur les 2D2 9100 que je connais très bien lorsque j' AURAY reçu ce N°2
Patrick de Pornihz

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2D2 9100

Message par canari » jeu. 14 févr. 2008, 18:49

Bonjour,
je viens de recevoir le n°2 et parcouru les 32 pages consacrées aux 2D2 9100 que j' ai très bien connu puisque j' étais électricien cableur sur ces machines de 1969 à 1974 aux Ateliers de Vitry-sur-Seine.
Alors bravo et que de vieux souvenirs en lisant l' article très bien documenté.

Alors me direz vous?
Tous les articles de presse traitent en général les vues extérieures des locomotives mais jamais de l' intérieur.

Voici donc une tranche de vie passée à la révision de ces locomotives 2D2 .
Le 09 mars 1984 la dernière 2D2 9135 en Révision Limitée était passée sur son train de roue à l' aide de 2 ponts de 70 tonnes chacun.
Chaque pont était jumelés par les agrès et commandés par 2 pontonnières.
La descente de la loco était dirigée par le chef de section mécanique: Mr Delbos.
Celui-ci ordonnait par signes visuels la descente des 4 crochets en simultanés par les 2 pontonnières.




fin du 1er épisode. la suite bientôt et en couleur :
L' intérieur , le train de roues, le système Bûchli, la toiture...

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2D2 9135

Message par canari » ven. 15 févr. 2008, 11:44

Présentation sur sa voie de révision aux Ateliers de Vitry-Sur-Seine.


La 2D2 9135 en cours de Révision Limité ( RL )repose sur des lorrys.
Le train de roues a été déposé , les lanterneaux enlevés .
Des balcons ont été suspendus à chaque compartiment haute et basse tension pour la visite de ceux-ci.


Vous apercevez aux travers des flans de caisse et des lumières des miofiltres enlevés les carters des pignons moteurs GLM 1033 qui
entrainent les roues dentées du système büchli.



L'intérieur principal ou repose les moteurs de traction avec leurs moteurs ventilateurs au dessus .
Vous apercevez aussi en premier un des 2 moteurs d' entrainement des deux énormes ventilateurs de refroidissement du rhéostat de démarrage qui est fixé sur les lanterneaux.
Au milieu de la machine se situe les inverseurs haute tension des 4 moteurs de traction.


L' inverseur de traction avec ses doigts de contacts commandés par un arbre à came et le servomoteur pneumatique .


Le train des huits roues dentées d' entrainement du système büchli.



fin de la 2èmè partie.

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2D2 9135

Message par canari » sam. 16 févr. 2008, 10:45

Les essieux de la 2D 9135


Vous apercevez les deux manetons à tête sphérique qui reçoivent les bielles d' entrainement de chaque roue.

Un ensemble roues-essieu ou vous apercevez les fusées internes de l' essieu ou viennent reposer les boites d' essieux.

Diamètre d' une roue: 1,750m




Le système d' entrainement bûchli ou vous apercevez les secteurs dentés fixés sur la roue dentée qui entrainent la roue par l' intermédiaire de deux bielles dont les têtes sphériques sont accouplées aux manetons des roues.

Quand une bielle tire, l' autre pousse et entraine ainsi la rotation de la roue.





La suite, bientôt.
Modifié en dernier par canari le sam. 16 févr. 2008, 13:44, modifié 2 fois.

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Message par Canard » sam. 16 févr. 2008, 11:06

Grand merci pour toutes ces photos !

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Message par Prof » sam. 16 févr. 2008, 11:06

Caramba ! :applause:
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Message par Sovéria » sam. 16 févr. 2008, 13:15

Qu'est-ce que vous voulez ! quand on a affaire à un spécialiste ! (sauf diamètre des roues et non des essieux ! :siffle:

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2D2 9135

Message par canari » sam. 16 févr. 2008, 13:31

Sovéria a écrit :Qu'est-ce que vous voulez ! quand on a affaire à un spécialiste ! (sauf diamètre des roues et non des essieux ! :siffle:
Qu' est qui dit le Corse :colere: :colere: :colere:
J' ai dit le Corse, pas OKT. Ne pas confondre les 2 individus, quoique...,

Vous avez de vous même rectifié. Bon sang, mais c' est bien sûr.
Le diamètre des roues=1750mm. CQFD
Je viens de rectifier le texte, merci ami. :moi:

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2D2 9135

Message par canari » dim. 17 févr. 2008, 10:35

Le système de graissage entrainé par la roue dentée pour lubrifier les éléments du biïchli.




Le bogie porteur de la 2D2 9135





La toiture avec le sectionneur d' isolement du pantographe et son entrée de toiture 1500Volts.




Pour terminer ce mini reportage du 09 mars 1984, voici le départ sur la voie d' essai de l' atelier de la 2D2 9135 pour sa fin de carrière.


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