Démarrer en électronique programmable

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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Dudule » mar. 05 janv. 2016, 13:23

pour Jean claude j'ai le livre de C Tavernier il est super tu y trouveras tout ce qu'il faut pour installer le logiciel facilement et apprendre à utiliser le langage qui m'est apparu simple contrairement à l'expérience vécue il y a pas mal d'années quand j'avais voulu apprendre le langage C. j'étais sans aucuns doutes tombé sur un mauvais bouquin
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Arduino » mar. 05 janv. 2016, 13:49

Merci Jean-Luc pour ta réponse ; je suis content de voir ton retour sur ce forum et j'en profite pour te souhaiter une bonne année.

Je voudrais juste compléter ta réponse pour alanya.

Utiliser un Arduino est bien la solution la plus simple. Néanmoins, nous apprendrons aussi à nous en passer pour de petites applications très simples où nous pourrons réaliser un montage autour d'un petit microcontrôleur qui sera programmé grâce au module Arduino. Pour voir cela en avance, lire dans ce forum les montages proposés pour moins de 5 euros. Mais juste pour voir, ne brûlons pas les étapes... :wink:

La question qui se pose est doit-on avoir un seul Arduino pour gérer tout le réseau ou bien plusieurs Arduino autonomes pour gérer certaines applications sur le réseau (par exemple, un pour le pont tournant, un pour la gare cachée, un pour la fête foraine, etc.) ?

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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Haut-Allier » mar. 05 janv. 2016, 15:27

Dudule a écrit :pour Jean claude j'ai le livre de C Tavernier il est super tu y trouveras tout ce qu'il faut pour installer le logiciel facilement et apprendre à utiliser le langage qui m'est apparu simple contrairement à l'expérience vécue il y a pas mal d'années quand j'avais voulu apprendre le langage C. j'étais sans aucuns doutes tombé sur un mauvais bouquin
En leur temps j'ai tâté de pas mal de langages des "basic" à l'assembleur en passant par le Logo et un tout petit poil de C++. on verra bien avec le langage Arduino mais ça devrait le faire...
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Arduino » mer. 06 janv. 2016, 14:16

Je vois que ce fil est bien consulté : cela nous autorise donc à poursuivre (et désolé pour le retard d'aujourd'hui... :oops: )

Signaux d’entrée et signaux de sortie

Le module Uno travaille en 5 V ; les signaux d’entrée doivent donc respecter cette tension et les signaux de sortie seront également en 5 V. Il sera donc parfois nécessaire d’adapter les signaux récupérés en amont qui peuvent être dans une tension différente. De même, les signaux de sortie ne seront pas toujours capables de produire une action sur le réseau et devront de plus être amplifiés car les sorties du module Arduino ne délivrent que 40 mA au maximum.

Signaux analogiques et signaux numériques

Un signal analogique est un signal qui varie de façon continue en augmentant ou en diminuant ; son amplitude devant être au plus égale à 5 V, ce signal va donc varier entre 0 et 5 V de façon continue. Un signal numérique ne peut avoir que deux valeurs possibles : 0 V (état bas ou LOW) et 5 V (état haut ou HIGH) et il passe de l’une à l’autre très rapidement. La figure 4 montre la différence entre signal analogique et numérique. Attention, le module Uno n’admet aucune tension négative et lui en proposer pourrait l’endommager.

Image

La figure 4 montre également ce qu’on appelle front montant ou un front descendant dans un signal numérique.

Connecteurs sur le module Uno

Le module Uno possède 14 entrées-sorties numériques, notées E/S (ou I/O en anglais pour Input/Output) ; nous pouvons les voir entourées de rouge sur la figure 5. On voit qu’elles sont repérées par le mot « Digital » qui signifie numérique et elles sont numérotées de 0 à 13 (ce qui fait bien 14 en tout). Il faut se rappeler qu’en informatique, on commence toujours à compter par le chiffre 0 (comme il existe, ce serait dommage de s’en priver :lol: ). Les sorties repérées par le signe ~ (tilda) sont les sorties sur lesquelles on peut faire de la PWM (voir le cours « Démarrer en électronique ») ; elles sont au nombre de 6 (les sorties 3, 5, 6, 9, 10 et 11). Les E/S 0 et 1 sont aussi appelées Rx et Tx et elles permettent de recevoir (R) ou de transmettre (T) des signaux en provenance de ou vers l’ordinateur lorsque le module Uno est branché avec le câble USB ; nous éviterons de les utiliser et nous les réserverons à cela.

Image

Toutes ces E/S sont à la fois des entrées et des sorties, mais pas les deux en même temps. Comme entrées, elles vont recevoir des signaux de l’extérieur (le réseau par exemple), comme sorties, elles vont émettre des signaux vers l’extérieur. Il est donc nécessaire de déclarer les E/S soit en entrée, soit en sortie (on dit « initialiser »). Dans le langage Arduino, la fonction à utiliser pour initialiser les E/S est pinMode (nous y reviendrons en temps voulu).

Comme le nom l’indique, les 14 E/S numériques ne peuvent recevoir ou émettre que des signaux numériques.

Six autres entrées servent à recevoir des signaux analogiques ; ce sont les entrées analogiques numérotées A0 à A5 qui sont entourées en jaune sur la figure 5 et elles sont repérées par les mots « Analog In » qui signifient entrée analogique. Le microcontrôleur comporte dans son boitier un convertisseur analogique-numérique capable de convertir ce signal analogique en une valeur numérique comprise entre 0 et 1023.

Chacune de ces six entrées analogiques peut aussi être utilisée en E/S numérique (c’est un choix à faire dès le départ du programme) ; dans ce cas, elle doit être initialisée en entrée ou en sortie par la fonction pinMode.

Tous les signaux provenant de l’extérieur ou allant vers l’extérieur doivent être reliés à ces connecteurs et à ceux-là uniquement. Les connecteurs entourés en vert sur la figure 5 servent à autre chose (récupérer des tensions ou la masse GND par exemple).

Communication réseau-microcontrôleur

Dans le chapitre précédent, nous avons vu l’architecture d’un système de gestion de réseau par un microcontrôleur ou par un module Arduino (voir la figure 3). Des capteurs disposés sur le réseau envoient des signaux qui sont mis en forme par l’interface de signaux d’entrée, puis ceux-ci sont exploités par le microcontrôleur qui va alors, dans certaines circonstances, agir sur le réseau. Pour cela, il va élaborer des signaux de sortie qui seront amplifiés pour agir sur des organes du réseau (aiguilles, barrières de PN, signalisation lumineuse, alimentation des voies, etc.).

Nous aurons donc à étudier quels sont les capteurs à disposer sur le réseau, quels types de signaux ces capteurs vont délivrer et comment mettre en forme ces signaux pour qu’ils soient compatibles avec le microcontrôleur. Ceci constitue la partie électronique de l’interface des signaux d’entrée.

A partir de là, le microcontrôleur reçoit des informations qu’il nous faudra apprendre à traiter pour décider d’actions à mener sur le réseau. Ceci constitue la partie informatique de l’application qu’on veut créer.

Enfin, le microcontrôleur envoie des signaux au réseau en positionnant ses sorties numériques, mais le courant qu’elles délivrent étant trop faible, il est nécessaire de l’amplifier. C’est à nouveau la partie électronique de l’interface des signaux de sortie.

Il faut se rappeler qu’un microcontrôleur est à la fois un composant électronique et un composant informatique. Les deux côtés sont liés dans une application et il est nécessaire de bien comprendre l’interaction entre les deux pour bien programmer le microcontrôleur. Heureusement pour nous, la partie électronique à mettre autour d’un module Arduino est souvent réduite à sa plus simple expression (par exemple, un simple transistor). Heureusement pour nous aussi, la partie informatique ne demande qu’un petit apprentissage si on se limite aux instructions du « langage » Arduino (mot entre guillemets car ce n’est pas vraiment un langage mais un ensemble de fonctions réalisant des tâches précises dans le logiciel distribué pour programmer les modules Arduino).

A retenir :

- La différence entre un signal analogique et un signal numérique
- Le module Uno dispose de 14 entrées-sorties numériques et 6 entrées analogiques qui peuvent être utilisées en tant qu’E/S numériques
- Les signaux doivent respecter une tension maximum de 5 V, que ce soit en analogique ou en numérique
- Les E/S numériques doivent être initialisées en entrée ou bien en sortie dans le programme en fonction de ce qu’on veut leur faire faire
- Les signaux de sortie sont trop faibles pour être utilisés ainsi et doivent être amplifiés

Voilà, nous avons jeté les bases de ce que sera l'utilisation des modules Arduino dans la gestion d'un réseau miniature. Avant d'approfondir et de passer à la pratique, je vais vous présenter le module Uno et le logiciel pour le télécharger. Ce sera nos prochains cours. :geek:
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par alanya » mer. 06 janv. 2016, 15:21

Excellent, j'attends impatiemment la suite.
J'ai fais les tests de base avec ma nouvelle carte UNO : c'est déjà grisant de faire simplement clignoter une LED
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par tgvdu88 » mer. 06 janv. 2016, 15:55

Si la suite est de meme facture que les 3 derniers articles, ça devrait pas trop poser de probleme pour comptendre!
J'attends la suite avec impatience :)

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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Haut-Allier » mer. 06 janv. 2016, 17:45

Très clair merci
. j'attends que mon uno arrive avec impatience :D
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Dudule » mer. 06 janv. 2016, 19:32

bonjour çà commence bien,j'attends la suite avec impatience.
pour garder mon calme je continu la fabrication de mon support pour faire les TPs
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Arduino » jeu. 07 janv. 2016, 09:57

Nous allons aujourd'hui regarder d'un peu plus près ce fameux module Arduino Uno. Pour ceux qui débutent avec Arduino, cette lecture leur permettra de ne pas faire de bétise en matière de branchement. Oui, je sais, vous êtes tous pressés de l'utiliser ce module, mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs ! :roll:

Présentation du module Arduino Uno

Comme nous utiliserons les modules Arduino pour s’initier à l’utilisation des microcontrôleurs, nous allons commencer par regarder les caractéristiques du module Arduino Uno.

Tension d’alimentation

Nous savons que le module Uno est architecturé autour d’un microcontrôleur 8 bits de marque Atmel, modèle ATmega328P. Celui-ci fonctionne avec une tension comprise entre 1,8 et 5,5 V (données constructeur) ; retenons le 5 V, ce qui permettra d'être compatible avec les signaux TTL (voir cours "Démarrer en électronique"). C'est ce choix qui a été fait par Arduino (5 V), en conséquence, cette tension doit se trouver sur le module Uno. Plusieurs possibilités existent :

- Alimentation par la prise USB de votre ordinateur : c’est le cas le plus simple, le module Uno est relié à l’ordinateur par un câble USB. C’est le cas lors de la phase de mise au point du programme. L’interface USB délivre la tension de 5 V nécessaire et une sécurité existe sur le module Uno pour couper le courant au cas où celui-ci dépasserait 500 mA sur le port USB.
- Alimentation extérieure : le module Uno dispose d’une entrée jack qu’on peut raccorder à un adaptateur transformant le courant EDF en courant continu (adaptateur AC-DC). La prise jack doit avoir 2,1 mm de diamètre et avoir le pôle + en son centre. On peut aussi raccorder une batterie sur cette prise jack.
- Les bornes d’une batterie peuvent être raccordées au connecteur marqué Vin et au connecteur marqué GND. Dans ce cas, la borne négative de la batterie est raccordée à GND (la masse) et la borne positive est raccordée à Vin (tension d’entrée).

La figure 6 montre la prise jack qui est entourée en violet et les connecteurs GND et Vin du connecteur d’alimentation entouré en vert sont repérés par une flèche violette. Dans le cas d’une alimentation extérieure par la prise jack ou sur les connecteurs Vin et GND, la tension recommandée doit être comprise entre 7 et 12 V (au-dessous de 7 V, la tension de 5 V nécessaire au microcontrôleur peut ne pas être atteinte et au-dessus de 12 V, le régulateur de tension, fabriquant le 5 V nécessaire au microcontrôleur, risque de chauffer).

Image

Une tension de 3,3 V est également fabriquée par le module Uno à partir du 5 V dont il dispose ; cette tension peut être récupérée sur le connecteur d’alimentation sur la broche repérée par une flèche noire mais le courant délivré ne dépasse pas 50 mA.

La tension de 5 V est aussi récupérable sur la broche marquée 5 V (à droite de la flèche noire sur la figure 6).

Attention : il ne faut jamais alimenter le module Uno par ces deux broches (5V et 3,3 V) car cela surpasse les régulateurs de tension et peut endommager gravement le module Uno. En conséquence, retenir que le module Uno doit être alimenté via le câble USB ou par la prise jack.

Fréquence de l’horloge

Le microcontrôleur ATmega328P peut travailler jusqu’à une fréquence de 16 Mhz. Un quartz de 16 Mhz permet de régler précisément l’horloge ; il est repéré en bleu clair sur la figure 6. Plus la fréquence horloge d’un microcontrôleur est élevée, et plus le microcontrôleur travaille rapidement (nous en reparlerons ultérieurement).

Mémoire

Le microcontrôleur ATmega328P dispose de 32 k-octets de mémoire qui peut être programmée ou reprogrammée comme on le veut ; cette mémoire ne s’efface pas quand on coupe l’alimentation du module. Sur ces 32 KB (B pour byte ou octet en anglais), 0,5 sont utilisés par le bootloader qui est un petit programme servant à programmer le microcontrôleur. On en reparlera lors de l’étude de la programmation. Ces 32 KB de mémoire servent à stocker le programme ; un bon réflexe est d’apprendre à l’économiser chaque fois que c’est possible car comme on l’a dit dans le cours « Démarrer en électronique », l’inconvénient des microcontrôleurs par rapport aux microprocesseurs est la mémoire réduite qu’ils peuvent gérer.

Le microcontrôleur dispose également de 2 KB de mémoire vive SRAM (qui s’efface à la mise hors tension) et de 1 KB de mémoire EEPROM qu’on peut écrire électriquement et qui ne s’efface pas à la mise hors tension. Pour utiliser la mémoire EEPROM, une bibliothèque (en anglais library) est mise à notre disposition, ce qui nous évite d’avoir à écrire un programme pour cela.

Entrées-sorties

Chaque broche d’entrée-sortie du microcontrôleur opère en 5 V et peut recevoir (en entrée) ou délivrer (en sortie) 20 mA en opération normale ; ceci est suffisant pour allumer une LED mais pas pour autre chose de plus gourmand. On peut tout de même aller jusqu’à un maximum de 40 mA à ne jamais dépasser sous peine d’endommager le microcontrôleur de façon irrémédiable.

De plus, le microcontrôleur ne peut pas fournir plus de 200 milliampères au total. Il convient donc de limiter l’intensité utilisée sur chaque broche pour ne pas dépasser le total cumulé sur l’ensemble des broches (200 mA). Dans ce cas, il peut être nécessaire d’amplifier les signaux délivrés et on verra comment faire dans le suite du cours.

Chaque E/S dispose en interne d’une résistance de pull-up déconnectée par défaut mais qu’on peut connecter par logiciel ; ceci nous fait encore économiser des composants extérieurs au module. Nous verrons ultérieurement comment utiliser ces résistances de pull-up et à quoi cela correspond.

Voyons quelques spécificités de certaines entrées-sorties numériques :
- 0 et 1 : servent à envoyer des signaux (données série) à l’ordinateur ou à en recevoir de sa part. Pour cette raison, on les gardera pour cette fonction qui est bien utile pour effectuer la mise au point d’un programme comme on le verra ultérieurement.
- 2 et 3 : ces deux entrées peuvent être programmées pour effectuer des interruptions. On verra à quoi servent les interruptions dans les chapitres sur la programmation.
- 3, 5, 6, 9, 10 et 11 : peuvent délivrer un signal numérique de type PWM, ce qui permet de jouer sur le rapport cyclique (voir cours d’électronique « Démarrer en électronique ».
- 13 : cette sortie est connectée à une LED présente sur le module, permettant déjà de vérifier le fonctionnement du module avec le programme donné en exemple « Blink » permettant de faire clignoter une LED (celle-ci en l’occurrence).

D’autres spécificités seront citées ultérieurement ; pour l’instant, contentons-nous de l’essentiel. Les entrées sorties numériques sont entourées en rouge sur la figure 6 et les entrées analogiques sont entourées en jaune.

Bouton poussoir de reset

Le module Uno comporte un bouton poussoir permettant de reseter le système au cas où un programme serait déficient. Il est entouré en orange sur la figure 6. Certaines cartes shield, comme elles s’enfichent sur le module, peuvent condamner l’accès au bouton poussoir reset ; on peut alors en rajouter un en le connectant à la broche reset située à gauche de la flèche noire sur la figure 6 (un état LOW sur cette broche correspond à un reset).

LED de contrôle

Le module Uno dispose de plusieurs LED qui permettent de contrôler le bon déroulement des opérations. La LED ON permet de vérifier que le module est bien alimenté, les LED Tx et Rx clignotent lorsque le module communique par données série avec l’ordinateur auquel il est relié. Enfin, la LED L est reliée à la sortie 13 du microcontrôleur.

Les LED sont entourées en bleu sombre sur la figure 6.

A retenir :
- Comment alimenter le module Uno et surtout ce qu’il ne faut pas faire
- Les quantités et types de mémoire mise à votre disposition
- La limitation en courant de chaque E/S et ce qu’il ne faut pas dépasser
- La spécificité de certaines broches d’E/S

Demain, nous découvrirons le logiciel à installer sur votre ordinateur pour programmer le module. A partir de là, vous aurez toute latitude pour découvrir les programmes donnés en exemple, mais cela aussi, nous le ferons progressivement.
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Arduino » ven. 08 janv. 2016, 11:02

Complément indispensable du hardware, voici le software ! :D

L’environnement de développement intégré (IDE)

Vous devez certainement posséder votre module Arduino Uno et commencer à repérer les différents composants qui le constituent : le microcontrôleur (circuit intégré à 28 broches), les connecteurs, la prise USB, la prise Jack pour alimentation autonome, etc. Ceci constitue la partie matérielle du module Uno (appelée hardware). Il est temps maintenant d’examiner le logiciel qui permet de programmer le microcontrôleur (le software).

Ce logiciel de programmation est appelé IDE (Integrated Development Environment) ou encore Environnement de Développement Intégré. En effet, ce petit logiciel vous permet de tout avoir sous la main pour programmer le microcontrôleur : d’une part, la possibilité d’éditer vos propres programmes en écrivant les différentes lignes d’instructions, d’autre part la possibilité de vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs de syntaxe, enfin la possibilité de transférer ce programme directement en langage machine dans la mémoire du microcontrôleur. La dernière opération suppose donc que le logiciel soit capable de transformer ce que vous avez écrit en une suite d’octets qui seront « compris » du microcontrôleur (le fameux langage machine propre à chaque microcontrôleur) ; on y reviendra par la suite.

Installation de l’IDE sur votre ordinateur

Je ne vais pas développer cette installation en détail car cela a été expliqué dans ce forum de nombreuses fois ou bien sur le site http://www.locoduino.org auquel vous pouvez vous référer.

La première chose à faire est de se connecter au site http://www.arduino.cc et de choisir la page Download (téléchargement) ou si vous préférez, d’aller directement à cette adresse :
https://www.arduino.cc/en/Main/Software?setlang=en

Comme vous le constatez, nous en sommes à la version 1.6.7 du logiciel et celle-ci est disponible aussi bien pour Windows que Mac OS X 10.7 ou bien encore Linux 32 ou 64 bits. Pour Windows, vous avez deux choix possibles : soit installer le logiciel sur votre ordinateur, soit obtenir une version sous forme d’un fichier ZIP qui, une fois les fichiers extraits, vous donnera un répertoire comprenant tout ce qui est nécessaire au fonctionnement du logiciel lui-même présent dans le répertoire. Dans ce cas, vous n’avez pas besoin d’être administrateur puisque rien ne s’installe sur le micro et le répertoire obtenu peut être copié sur une clé pour pouvoir travailler n’importe où.

Vous pouvez aussi télécharger une version antérieure du logiciel, mais ceci ne présente pas un grand intérêt. La figure 7 montre la différence entre une ancienne version du logiciel (1.0.5) et la version actuelle. Dans l’ancienne version (partie gauche de la figure 7), l’espace de travail était vierge et on entrait directement son programme constitué des deux fonctions obligatoires (la fonction setup et la fonction loop, fonctions que j’ai moi-même entrées pour l’exemple). Avec la version actuelle, ces deux fonctions sont déjà présentes et il n’y a plus qu’à les compléter avec ce qu’on veut faire. On remarque que la coloration syntaxique n’est pas la même d’une version à l’autre, mais ceci n’a pas d’importance puisqu’elle est prévue pour faciliter la lecture du programme, mais ne joue aucun rôle. Bien entendu, les versions les plus récentes de l’IDE d’Arduino sont supposées corriger certains bugs et donner des fonctionnalités supplémentaires ; il vaut donc mieux travailler avec les versions supérieures comme pour tout logiciel.

Image

Une fois l’IDE installé, il faut aussi installer les drivers qui correspondent à la carte Uno. Cette installation a été décrite de nombreuses fois dans ce forum ou sur le site locoduino et elle est rappelée sur le site d’Arduino ; cette opération ne devrait donc pas vous poser de problèmes.

L’environnement de développement dans sa version 1.6.7

La figure 8 montre l’IDE prêt à travailler avec le module Uno relié à l’ordinateur par le câble USB. Le logiciel vous propose un nom pour le programme que vous allez écrire, basé sur la date courante (ici sketch_dec27a entouré en vert, sketch signifiant croquis en anglais, nom donné à un programme dans l’environnement Arduino). Vous pouvez bien sûr le modifier et lui donner un nom plus explicite (faire Fichier > Enregistrer sous). La première ligne (entourée en jaune) vous donne différents menus possibles, puis la ligne du dessous (entourée en rouge) vous offre quelques icônes que vous utiliserez souvent (Vérifier, Téléverser puis Nouveau, Ouvrir, Enregistrer et tout à droite ouverture du Moniteur série).

Au-dessous, vous avez l’espace de travail (entouré en bleu) et comme je l’ai dit, les deux fonctions obligatoires sont déjà présentes. La fonction setup, ou plutôt void setup, est la fonction qui vous permet d’initialiser le microcontrôleur. La fonction void loop vous permet de mettre votre programme, celui que vous allez écrire et mettre au point. Ces deux fonctions sont capables de recevoir n’importe quelle instruction du langage de base d’Arduino. Elles travaillent donc de la même façon excepté une différence fondamentale : la fonction void setup est exécutée une fois seulement alors que la fonction void loop est exécutée de façon répétitive, chaque fois que le programme est terminé, il reprend au départ en boucle (loop signifie boucle en anglais). Ceci est résumé par les deux commentaires (lignes commençant par //) que vous pouvez d’ailleurs supprimer pour mettre vos propres commentaires.

Enfin, en bas de la fenêtre du logiciel, on retrouve que celui-ci est prêt à opérer avec un module Arduino ou Genuino Uno qui est d’ailleurs relié sur le port COM 3 (voir ce qui est entouré en violet). Plutôt que perdre du temps à développer ce que je viens d’évoquer, je vous propose de manipuler un peu le logiciel pour vous l’approprier.

Image

Nous continuerons demain ce chapitre. N'hésitez pas à utiliser l'IDE et à ouvrir des programmes donnés en exemple (menu fichier), puis lisez les listings en faisant référence au site d'Arduino. Vous ne comprenez pas tout ? C'est tout à fait normal, mais cela viendra... :wink:
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Dudule » ven. 08 janv. 2016, 13:24

salut Christian
chez moi sur cette fenêtre la version qui s'affiche est, 1.7.8 cela est 'il possible? ou bien la version que j'ai chargée n'est elle pas officielle et dans ce cas y a t'il un risque quelconque pour mon arduino ?
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par jlb » ven. 08 janv. 2016, 13:25

Tu as chargé une version non officielle.

l'IDE est à télécharger sur https://www.arduino.cc/en/Main/Software exclusivement

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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Dudule » ven. 08 janv. 2016, 13:36

donc si je comprends bien je n'ai pas un truc top clean je m'en vais le remplacer

autre question si je laisse une entrée en l'air est elle considérée comme à un niveau bas ou bien doit on la câbler avec une résistance à la masse pour avoir un niveau bas
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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Arduino » ven. 08 janv. 2016, 17:58

Bonjour Gérard,

Il y a bien une version 1.7.8 de l'IDE sur le site arduino.org ; ce site est dû à une scission dans l'équipe ayant créé Arduino.

Comme l'a dit Jean-Luc, il vaut mieux travailler sur une version du site officiel arduino.cc ; c'est celui là que je prends dans mon cours. Et j'ai aussi la version 1.7.8 mais dans un répertoire, donc non installée sur l'ordinateur (juste au cas où je voudrais voir quelque chose car je ne m'en sers pratiquement jamais).

Concernant ton entrée, il vaut mieux la câbler vers un niveau bas plutôt que la laisser en l'air. C'est conseillé, mais personnellement, pour mes essais, je ne le fais jamais et j'utilise simplement les E/S du module dont j'ai besoin. :wink:

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Re: Démarrer en électronique programmable

Message par Dudule » ven. 08 janv. 2016, 19:23

merci Christian pour les précisions; j'ai désinstallé la 1.7.8 pour installer la 1.6.7
A+ pour la suite du cours
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