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Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel droit ?

Tout sur le chemin de fer réel !

Modérateur: MOD

Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Lun 27 Juin 2011, 23:33 
Merci bcp Daniel pour ce lien très intéressant & qui incite en fait à acheter ce document pour ne pas commettre de bourdes dans la publication de photos, docs & autres sur le net entre autres, et l'avoir sous la main en permanence.

Il faut savoir que les documents photographiés aux AN du Mans, ou ailleurs, ne peuvent pas, & ne doivent pas être reproduits tels quels sur des sites; l'utilisation est une chose, la copie en est une autre, sauf à payer effectivement des droits d'auteurs.

Et pour les photos en général, en ligne, en gares, ..., comme je le disais par ailleurs, la SNCF ne sait pas "exploiter" le filon de tout ce qui est publié sur le net, à savoir faire payer un "droit" à l'image ... comme par ex la CIWL. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

R.S.
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Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Lun 27 Juin 2011, 23:39 
SERMET a écrit:Il faut savoir que les documents photographiés aux AN du Mans, ou ailleurs, ne peuvent pas, & ne doivent pas être reproduits tels quels sur des sites; l'utilisation est une chose, la copie en est une autre, sauf à payer effectivement des droits d'auteurs.


Tout à fait. D'ailleurs, on s'y engage par écrit lors de l'inscription. C'est d'ailleurs la même chose dans tous les centres d'archives (Archives Départementales, Nationales, Communales...)
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Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Mar 28 Juin 2011, 05:29 
Je ne suis pas juriste, mais quand un centre d'archives, quel qu'il soit, exerce un droit sur un document, cela ne peut pas être un droit d'auteur.
C'est probablement un droit patrimonial, mais au fond cela ne me paraît pas si clair que ça.

Il peut éventuellement exercer un droit d'auteur si un fonds familial lui a été versé, mais alors c'est par mandat ou par délégation.

Exemple, en quoi une CPA scannée proposée par un centre d'archives permet elle d'exercer un droit quelconque ? Un scan de CPA est par nature une contrefaçon. Pas clair à mes yeux.
Cela peut se rapprocher éventuellement du cas dont je vais parler maintenant.

Je cherche à comprendre aussi un autre "droit", celui consistant à apporter ou contribuer à une affaire, onéreusement ou bénévolement.
X écrit un article (magazine ou web) sur un sujet A, Y procure des images anciennes(CPA ou autre) que lui seul possède pour illustrer l'article de X.
En quoi consiste le droit éventuel de Y ? Il est juste là au bon moment avec le bon objet. Il est sauf erreur quelque chose comme apporteur d'affaire, on n'est plus dans le droit, mais dans le business, non ?

Or nous, amateurs et collectionneurs, faisons ça régulièrement, et pour la bonne cause et le plus souvent à nos frais.
N'importe quelle réalisation de livre ferroviaire historique inclut ce processus.

Cet aspect des choses n'est pas clairement documenté au plan juridique en fait. Cela mériterait que l'on creuse le sujet.

-------------------------------------------
Encore un trouvaille :
Compte-rendu d’une matinée sur les questions de droits et obligations des chercheurs en matière de conservation et d’archivage Date : 6 Juin 2011

C'est intéressant car nous sommes tous un peu des chercheurs, même si l'on n'appartient pas au CNRS.
Je n'ai pas le temps de décortiquer le texte mais il y a des pistes intéressantes, notamment la notion de chaîne d'autorisation et celle du droit de divulgation
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Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Mar 28 Juin 2011, 10:42 
J'ai fait deux ans et demi de droits d'auteur. Je peux poser quelques jalons :

- Une photo est une oeuvre selon les lois françaises et la convention de Berne dont le texte initial a été signé en 1886 par beaucoup de pays dont la France. Donc, en théorie, l'auteur de la photo et ses héritiers peuvent toucher des droits de reproduction jusqu'à 70 ans après la mort de l'auteur.

- L'un de problèmes est que la plupart des photos que nous achetons sont des oeuvres dites "orphelines" car elles ne mentionnent presque jamais le nom de l'auteur, ni (malheureusement!) la date du cliché. D'où, d'ailleurs, la démarche fait très justement par Prof à l'égard de M. Bazin. Quand l'auteur ne peut être retrouvé et qu'il voit une de ses photos publiées, c'est à lui ou à ses ayant- droits de faire la preuve qu'il est bien l'auteur.

- Enfin le propriétaire d'un cliché (qui n'est pas forcément l'auteur) possède un droit dit de "monstration", c-à-d le droit de diffuser le cliché s'il lui semble bon. Vous voyez le problème juridique que cela pose : est- ce que la publication par le propriétaire d'une de ses photos sur internet correspond à l'exercice de son "droit de monstration" et que la photo pourra être, ensuite, copiée, "réappropriée" par d'autres? Je ne sais si la jurisprudence a eu l'occasion de trancher.

En fait, je serais, pour ma part, très favorable à la réglementation anglo- saxonne qui prévoit un "fair use" des oeuvres, c-à-d le fait que reproduire une oeuvre dans un but bénévole, didactique ou pédagogique est exempté de versement de droits. La loi française ne semble pas l'avoir compris et c'est pourquoi elle court après des droits d'auteur dont la perception est complexifié par l'instantanéité de la reproduction électronique...J'espère que de grands jurisconsultes se pencheront un jour et une bonne fois pour toutes sur le problème...
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Starluc
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Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Mar 28 Juin 2011, 11:43 
Tu nous fait découvrir le droit de monstration du propriétaire d'un cliché qui est voisin du droit de divulgation qui concerne l'auteur. Il faudrait creuser.

D'accord avec toi sur l'intérêt d'une reconnaissance du fair use en France.

J'ajoute que nos petits travaux à tous (les amateurs au sens noble du terme) qui consistent à regrouper des docs et images, à les faire parler dans leur contexte, à les valoriser, à les agréger en informations cohérentes, à les rendre accessibles en base de données, bref toute notre activité de chercheur du dimanche devrait être considéré comme une œuvre de l'esprit en soi. Nous fabriquons de la valeur, ceci devrai être reconnu. D'où le plus grand intérêt que je trouve à certains points du texte que j'ai mentionné à la fin de mon message précédent, qui mérite d'être lu avec attention.
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Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Mar 28 Juin 2011, 14:21 
Bonjour,

Je me pose la question suivante :
Quel est le statut pour les associations historiques, qui s'occupent soit d'histoire locale (celle d'une commune par exemple) ou d'histoire technique (par exemple l'Association des Amis de Jean Bertin qui s'occupe de l'aérotrain) ?
Ce ne sont pas des organismes publics, autrement dit qui dépendent d'administrations, comme peuvent l'être les laboratoires universitaires.

Autrement dit, comment le travail de ces associations, qui effectuent ce qu'on peut appeler une forme de recherche privée, peut-il être reconnu ou validé ?

Dans le domaine de la recherche scientifique, des travaux sont validés par l'acceptation d'articles les présentant dans des conférences ou des revues à comité scientifique ou de lecture. Qu'en est-il dans notre domaine de prédilection ?

Bien cordialement,
Bruno.
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Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Mar 28 Juin 2011, 14:46 
Oui, bien sûr, il peut être reconnu. Le problème est qu'en France, on ne considère que le travail des gens qui ont des diplômes et dont, au surplus, les diplômes correspondent à leur domaine de recherches. Cela explique, en grande partie, le retard de la France en matière de patrimoine technique : on estime que seul un ingénieur peut parler de patrimoine technique. Chose fausse, à plusieurs titres : d'abord parce qu'on peut être un excellent ingénieur mais un médiocre pédagogue ou un mauvais écrivain, ou les deux. Ensuite parce que la technique peut aussi bien être étudiée par l'historien, l'épistémologue, le sociologue, l'esthète, etc...Quand la SNCF demande à André Malraux, fraîchement promu ministre de la culture, si il peut l'aider pour monter le musée du CF, Malraux répond : " ce n'est pas un musée artistique, allez voir l'éducation nationale!!" . Evidemment, les locomotives ce n'est pas la même chose que les temples d'Angkor...Mais, tout aussi évidemment, le père Malraux, en bon Français qu'il était, ne voyait absolument pas la dimension esthétique, historique et philosophique que pouvait recouvrir le CF ...Et que les temples d'Angkor, tout comme le CF est l'expression du génie humain...Et dire que c'est un Français qui a peint la "Gare Saint- Lazare"...On croit rêver!

Pour conclure : le monde de la recherche sur l'histoire du CF est un tout petit microcosme. Ces recherches ont été autrefois le fait d'individus isolés ou de groupes organisés en associations (AFAC, par exemple) ou en entreprises d'éditons (dont LR qui abrite nos délires ici- même!). Certes, il existe une recherche "officielle" par le biais de l'AHICF qui a le grand mérite d'exister et de servir de "joint venture" entre des "chercheurs" qui ne se connaissent pas forcément. Mais il est vrai aussi que ses thèmes de recherche sont très marqués par le moule "universitaire" et que les sujets abordés ne sont pas tjs très "fun"...Mais en France, l'idée de "savoir" est attaché à celui de "recherche fondamentale" donc, au "sérieux"...L'AHICF édite des monographies très documentées, par exemple, sur les "dépôts"...Mais ce sont des "amateurs" qui vont vous parler des ch'tites locomotives...Pourquoi? Parce qu'en fait, il y a très peu d'historiens de métier, d'historiens diplômés qui s'intéressent et connaissent ces petites bêtes. Le Français s'intéresse à la pierre...Peu au bois et pas du tout à la tôle....C'est un paysan!
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Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Jeu 30 Juin 2011, 13:14 
starluc a écrit:le propriétaire d'un cliché (qui n'est pas forcément l'auteur) possède un droit dit de "monstration", c-à-d le droit de diffuser le cliché s'il lui semble bon. Vous voyez le problème juridique que cela pose : est- ce que la publication par le propriétaire d'une de ses photos sur internet correspond à l'exercice de son "droit de monstration" et que la photo pourra être, ensuite, copiée, "réappropriée" par d'autres? Je ne sais si la jurisprudence a eu l'occasion de trancher.


Je suis très perplexe au sujet du droit de monstration : lorsque je vends mes photos à des collectionneurs, je ne leur cède que le droit de profiter d'un tirage original dans un cadre privé.
L'exposition et la diffusion de mes images sont soumises à un droit en ma faveur, vis à vis duquel les possesseurs de tirages originaux ne sont pas exonérés.
Néanmoins, en fonction du contexte, il peut suffire d'une simple autorisation écrite sans contrepartie financière, mais cette contrainte me permet d'avoir un droit de regard vis à vis de l'utilisation de mes œuvres.

Pour en revenir aux cartes postales, il me semble que si les maisons d'édition ont disparu, les auteurs, ou leurs descendants, sont probablement toujours bien vivant et doivent être consultés pour la diffusion de leurs images.

Autre point qui m'est personnel et que je vous soumet, mais dont je ne peux établir une validité absolue : pour ma part, dans mes contrats, je dissocie droits de diffusion et droit d'exploitation, partant du principe que l'exploitation ajoute la notion de profit et d'échanges monnayés tandis que la diffusion concerne la communication des images dans divers contextes, tels que la promotion de mon travail dans la presse (communication pour annoncer une exposition par exemple) et l'utilisation pédagogique sans but lucratif, entre-autre.

La frontière entre les intérêts du diffuseur et ceux de l'auteur est parfois floue, comme le montre l'histoire des affiches de chemin de fer cité plus haut : qui tire le plus de bénéfice de la mise en ligne des images de ces affiches, qui fait la pub de l'autre, qui exploite qui, etc... ????
Si le caractère 100% pédagogique et non lucratif des images est avéré et que le sens de images n'est pas faussé par un discours inapproprié ou tendancieux (bref nuisible à l'image de l'œuvre et de son auteur) il me semble que la diffusion d'images en basse résolution sur le web devrait ne poser aucun problème et n'être soumis à aucune demande de droits financiers.
Reste que pour éviter toute dérive et juger efficacement de ces éléments, il reste le droit de regard et de décision de l'auteur sur l'utilisation de l'image de son œuvre, qui lui est inaliénable, tout autant que son droit absolu à être cité comme étant l'auteur de l'image.

À ce titre enfin, l'ADAGP, est un organisme très efficace (donc nécessaire) pour gérer les droits à l'image mais me semble souvent trop rigide et contraignant pour les utilisateurs.
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Re: Clichés ferroviaires, Cartes Postales, CPA CPM, quel dro

Publié: Ven 01 Juil 2011, 05:25 
Le droit de monstration est l'ancien nom du droit du droit de présentation publique. C'est un droit d'auteur, il le protège.

Deux sources à ce sujet :

----------------------------------------

Voir ce lien Droit de monstration

Je recopie ici, au cas où le lien viendrait un jour à se rompre :

Le droit de monstration réalité ou chimère


Le droit de monstration ou droit de présentation publique

Le droit de monstration c’est le droit de présentation au public d’une oeuvre, et par là même de toucher des droits d’auteur

L’exposition à la Maison des Artistes en 1981 est la seule où personnellement j’ai touché une somme d’argent me permettant de compenser les frais générés par une exposition, hors les expositions où l’échange est équitable. Curieux comme le comportement des consommateurs d’arts ont des comportements différents envers les artistes, ils ne leur viendraient pas à l’idée de ne pas régler le cachet demandé par les musiciens pour leurs prestations, pour les plasticiens le discours est différent, on leur demande de payer pour exposer leurs oeuvres.

la loi - Code de la propriété intellectuelle

* Article L122-2
La représentation consiste dans la communication de l’œuvre au public par un procédé quelconque, et notamment :
1º Par récitation publique, exécution lyrique, représentation dramatique, présentation publique, projection publique et transmission dans un lieu public de l’oeuvre télédiffusée ;
2º Par télédiffusion. La télédiffusion s’entend de la diffusion par tout procédé de télécommunication de sons, d’images, de documents, de données et de messages de toute nature. Est assimilée à une représentation l’émission d’une œuvre vers un satellite.
* Article L122-4
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.
* Article L131-4
(Loi nº 94-361 du 10 mai 1994 art. 6 Journal Officiel du 11 mai 1994) La cession par l’auteur de ses droits sur son œuvre peut être totale ou partielle. Elle doit comporter au profit de l’auteur la participation proportionnelle aux recettes provenant de la vente ou de l’exploitation. Toutefois, la rémunération de l’auteur peut être évaluée forfaitairement dans les cas suivants :
1º La base de calcul de la participation proportionnelle ne peut être pratiquement déterminée;
2º Les moyens de contrôler l’application de la participation font défaut;
3º Les frais des opérations de calcul et de contrôle seraient hors de proportion avec les résultats à atteindre;
4º La nature ou les conditions de l’exploitation rendent impossible l’application de la règle de la rémunération proportionnelle, soit que la contribution de l’auteur ne constitue pas l’un des éléments essentiels de la création intellectuelle de l’œuvre, soit que l’utilisation de l’œuvre ne présente qu’un caractère accessoire par rapport à l’objet exploité;
5º En cas de cession des droits portant sur un logiciel;
6º Dans les autres cas prévus au présent code. Est également licite la conversion entre les parties, à la demande de l’auteur, des droits provenant des contrats en vigueur en annuités forfaitaires pour des durées à déterminer entre les parties.

------------------------------------------------------------

Autre lien Droit de Monstration (suite)

Texte, en cas de rupture du lien :

Le droit de présentation publique est un droit d’auteur.

Il n’y a pas si longtemps le droit de présentation publique (feu droit de monstration) occupait la Une de ce même journal. Qu’en est-il aujourd’hui ? Il existe quelques avancées qui ne doivent pas nous faire perdre de vue l’objectif : faire appliquer ce droit de manière systématique.

Dans les lieux institutionnels où la vente des œuvres est interdite comme dans les galeries ou autres lieux privés, l’artiste plasticiens est, presque toujours, le seul à ne pas être payé lors de présentations de son travail (parfois même, il doit débourser de l’argent pour exposer). Il subit un système qui s’est peu à peu institutionnalisé en complète contradiction avec la loi. Le droit de présentation publique peut ouvrir un champ de rémunération aux artistes plasticiens lorsqu’ils exposent.

Rappelons en quoi il consiste.

Depuis 1957, ce droit protège les auteurs (donc les plasticiens) lors de la présentation au public de leurs œuvres. Il s’appuie en premier lieu sur l’article L.122-2 du code de la propriété intellectuelle qui en défini le cadre, sur l’article L.122-4 qui en défini les atteintes ou violations et l’article L.131-4 qui en définit les modes de rémunérations et de cessions. (voir articles de loi plus bas).
Ce droit d’auteur fait partie des droits d’exploitations des œuvres au même titre que le droit de reproduction (qui, lui, en général, est appliqué).

Exploitation : voilà le mot clé ! Quand une œuvre est présentée au public, elle est exploitée. L’organisme exposant en tire une forme de profit qu’il s’agisse d’argent, de communication, de visibilité politique, ou de tout autre bénéfice immatériel. Il faut donc cesser de croire (ou de nous faire croire) que les institutions ou les entreprises n’exposent les artistes que par gentillesse ou philanthropie.

Les artistes ont le choix de faire ou de ne pas faire appliquer ce droit mais exposer gratuitement par peur de ne pas être exposé du tout constitue un acte qui finit par coûter cher à beaucoup d’artistes. Si chacun fait valoir ce droit, les lieux d’expositions qu’ils soient publics ou privés, institutionnels ou marchands intègreront petit à petit cette donnée et la prévoiront dans leurs budgets. Ils le font déjà avec les auteurs du spectacle vivant qui sont, eux, généralement payés pour une présentation publique de leur œuvre et qui sont régis exactement par les mêmes textes de lois sur ce point.

Quelques signes laissent entrevoir des améliorations dans ce domaine.
La SAIF (société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe) fait appliquer le droit de présentation publique dans les institutions et dans les lieux d’expositions où la vente des œuvres est interdite. Elle établie pour les artistes qu’elle représente les modalités de rémunérations via des contrats types qu’elle adapte suivant les cas de figure. Elle a également entamé des procédures visant à faire respecter ce droit.
La cour de cassation a reconnu l’association Paris Bibliothèques coupable de violation du droit de présentation publique en utilisant, sans autorisation de l’artiste, des tirages photographiques pour une exposition : " La Cour d’appel a exactement énoncé que l’exposition au public d’une œuvre photographique en constitue une communication au sens de l’article L.122-2 et requiert, en conséquence, l’accord préalable de son auteur " . Cette décision de justice fait dorénavant jurisprudence.
Par ailleurs, le Conseil général des Côtes d’Armor s’est engagé dans une brochure à " systématiser le droit de monstration ".

Ces avancées sont encourageantes mais sont encore des cas isolés, nécessitant souvent le recours à une action en justice. Il s’agit aujourd’hui de poursuivre cette action par la pédagogie. D’expliquer et d’imposer aux institutions et aux différents lieux où l’on expose le droit de présentation publique et de le faire appliquer dans tous les cas où il doit l’être. Il faut aussi expliquer aux artistes réticents ou sceptiques que l’application de ce droit aura finalement des effets sur la reconnaissance de leur travail et de leur statut. Cette démarche peut être rendue plus simple si les artistes rejoignent les sociétés d’auteurs. Le statut institutionnel de ces sociétés pèse incontestablement dans les négociations avec les lieux exposants. Elles offrent la garantie du cadre juridique, du suivi, et des recours en cas de désaccords. Elles sont aussi le moyen de mener ce travail collectivement et d’être ainsi mieux entendu.
Les droits d’auteurs sont un des enjeux majeurs de nos professions. Ils constitueront dans un avenir proche une source de revenus qui finira par sortir nombres d’entre nous de la précarité ou de situations financières difficiles. Ils contribueront également à positionner plus clairement le statut de l’artiste plasticien.

Bruno Charzat

la loi - Code de la propriété intellectuelle

S'en suivent les 3 mêmes articles de loi cités plus haut
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Le record de 1955... à Sedan

Publié: Mar 18 Oct 2011, 21:54 
Yann Baude a écrit:Imagesans commentaire !


Bonsoir, petit hors sujet, mais necessaire parfois.
De repasser une de mes photos ne me gêne absolument pas, mais au moins marquer d'ou viens la provenance : viewtopic.php?f=5&t=28863&hilit=record+du+monde+1955&start=90

Ce coup de gueule, car Je poste les photos de ma collection sur le forum bien volontier pour les partager, de plus en très bonne résolution, sans aucun marquage dessus pour ne pas altérer l'image, mais j'ai retrouvé plusieurs de celles-ci sur des sites internet sans mentionner la provenance, et le pompon a été quand un ami m'a fait parvenir un diaporama powerpoint sur l'accident du tunnel de Vierzy, ou les 18 photos mises sur le sujet "collision et déraillements spectaculaires" sont dans celui-ci sans aucunes provenance.
Je ne demande pas grand choses, réutilisation des photos sur le forum : provenance de la photo, réutilisation pour un site ou autre, envoyez moi un mail, pour me demander l'autorisation de publication que j'accorde volontier.
Et que l'on me ressorte pas le couplet : "c'est sur internet, il ne faut pas se plaindre si on prend les photos, ect ...", car dans ce cas c'est vite fait, je ne poste plus rien, comme beaucoup d'ancien intervenant, que l'on ne voient plus sur le forum.
Voila fin du coup de gueule, et à bientôt j'espère pour de nouvelles photos.
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Re: Le record de 1955... à Sedan !

Publié: Mar 18 Oct 2011, 23:03 
Votre intervention tombe bien : vos photos me furent d'une aide inouïe lorsqu'il a fallu s'attacher à certains détails de mon diorama : je ne peux donc que vous remercier d'avoir souhaité vulgariser ces documents, avec un choix de qualité d'image appréciable.

En revanche, je me suis ensuite cassé les dents lorsque j'ai tenté de vous demander quelques précisions sur ces photos...
Dommage que cette interprétation du record en modèle réduit ne vous passionne pas autant... Tant pis pour moi de ce côté-là.
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Re: Le record de 1955... à Sedan !

Publié: Mer 19 Oct 2011, 07:17 
Bonjour Roland
Je ne connaissais pas le fil "Références de documentation sur les records de 1954 et 1955" qui comprend effectivement de très nombreuses et belles photos qu'il est vraiment très agréable de pouvoir découvrir.
Celle de la voie déformée provient de ma collection.
Bonne journée
Yann
Yann Baude
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Re: Le record de 1955... à Sedan !

Publié: Mer 19 Oct 2011, 07:47 
C'est quoi ce caca nerveux au sujet des photos. De toutes façons, elles n'appartiennent ni aux uns, ni aux autres. Peut-être même que ceux qui ont appuyé sur le déclencheur ne sont plus de ce monde. Alors contentons-nous d'admirer ce qu'ils ont laissé à la communauté pour la postérité et foin les commentaires "il m'a piqué le jouet qui ne m'appartient pas" !

Edit modération...
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Bernard Bayle
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Re: Le record de 1955... à Sedan !

Publié: Mer 19 Oct 2011, 17:09 
Le caca nerveux provient du fait que toutes les photos que je poste ne sont pas venues par l'opération du saint esprit, cela fait plus de 30 ans que j'achéte les plaques de verre, négatifs et photos pour me constituer une collection.
Soit je fais comme beaucoup de collectionneurs j'amasse sans rien partager, soit j'adopte une politique plus intelligente, je partage mes documents.
Mais il est sur qu'avec de tels posts, cela ne donne plus trop envie de mettre des photos ou plans.
Si cet état de fait convient a M. Huska et à d'autres pas de problèmes je peux m'abstenir de montrer photos et plans, de toute façon, je n'en serais pas le perdant ...
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Le Vigan
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Re: Le record de 1955... à Sedan !

Publié: Mer 19 Oct 2011, 17:34 
C'est simplement que ce Monsieur Huska ne connaît ni la loi ni le bon usage.
D'ailleurs tout ce qui est au Louvre a été fait par des gens morts. Pourtant on prend un ticket pour les voir.
Or le Vigan propose ses collections gratuitement. Est-ce que ça nous arracherait la gueule de lui en être un peu reconnaissant ?
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