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Où il est question de trains, petits et grands

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Démarrer en électronique

Ici, c'est l'électricité, l'électronique, l'alimentation - analogique ou "digitale" - etc.

Modérateur: MOD

Re: Démarrer en électronique

Publié: Mer 30 Déc 2015, 10:47 
Merci pour tous ces intéressants montages et surtout pour le travail que représente le tenue de tous ces sujets (arduino, débuter en µinformatique etc ...) que je suis même si je ne participe pas... encore !
Meilleurs voeux pour 2016 et continuez à nous instruire :applause:
Mimiche77
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Mer 30 Déc 2015, 11:07 
Etes-vous du genre à toujours chercher vos lunettes même quand vous les avez sur le nez ? Si c'est le cas, le petit montage d'aujourd'hui vous permettra de ne plus perdre vos trains puisque vous les localiserez sur votre réseau. Pour les lunettes, c'est autre chose :roll: !

Applications des AOP en modélisme ferroviaire

Comme nous l’avons vu, l’AOP est avant tout un amplificateur de signaux analogiques dont on peut régler le gain avec deux résistances. Il apparait donc sur les schémas d’alimentation pour train électriques, donnant plus de réalisme à la conduite de nos petits trains en introduisant l’inertie au freinage ou à l’accélération. Tous ces schémas existent dans la littérature déjà mentionnée et vous êtes maintenant capables de les comprendre, au moins dans les grandes lignes.

Mais l’AOP excelle aussi dans le domaine des signaux numériques qui sont essentiellement ceux qui nous intéressent pour constituer des automatismes. Les principales fonctions électroniques que nous avons décrites dans les chapitres précédents (astable, monostable, bistable, trigger de Schmitt) peuvent être reproduites avec des AOP ; nous n’en parlerons pas plus ici, mais ceci fera l’objet d’un prochain chapitre qui traitera en détail de ces fonctions et des différentes solutions pour les mettre en œuvre.

Sur nos réseaux, les AOP sont surtout utilisés comme comparateurs et permettent de réaliser des détecteurs d’occupation de la voie. Le montage de la figure 130 est celui d’un déclencheur photosensible qui permet d’automatiser une animation en fonction de l’éclairage d’une LDR (Light Dependent Resistor ou encore cellule photoconductrice). On peut ainsi commander l’éclairage des bâtiments en fonction de la tombée de la nuit, mais on peut aussi utiliser ce montage pour localiser un train sur un réseau et déclencher un automatisme. Il suffit dans ce cas de mettre la LDR sous la voie (et ne pas la recouvrir avec du ballast !) ; comme le réseau est généralement éclairé par le dessus, la LDR réagira lorsqu’un train passera au-dessus. Ce système remplace avantageusement l’ILS puisqu’il remplit la même fonction sans que les locomotives aient besoin d’être équipées d’un aimant. Placé un peu avant la sortie d’une boucle de retournement, la LDR de ce montage peut ainsi commander l’inversion du courant au bon moment pour éviter le court-circuit (voir le chapitre sur les diodes et les ponts de diodes où il est question des boucles de retournement). On peut aussi localiser les trains dans une gare cachée ou bien commander les manœuvres d’un passage à niveau en fonction de l’arrivée d’un train.

Image

Le montage de la figure 130 peut servir chaque fois qu’il faut comparer deux signaux. Chaque entrée de l’AOP µA741 est connectée à un diviseur de tension constitué de deux résistances, une fixe et une variable ; le potentiomètre P est monté en résistance ajustable et permet de régler le seuil de déclenchement et la LDR a sa résistance qui augmente lorsque la luminosité diminue, ce qui fait augmenter Ve+. Lorsque Ve+ devient supérieur à Ve-, le comparateur bascule et sa sortie passe de 0V à 12 V, ce qui sature le transistor T qui devient passant et commande le relais 12 V Re. Vous avez reconnu la diode D1 en entrée de schéma pour protéger des erreurs de polarité et la diode D2 qui protège le transistor (diode de roue libre).

Avouez que ce n’est pas compliqué de repérer la position de vos trains sur votre réseau. :wink:

Pour terminer l'année 2015, et commencer la nouvelle année 2016, je vous ai prévu une surprise : l'étude d'un composant électronique qui tend à s'imposer de plus en plus à cause de son universalité (encore mieux que l'AOP ou le NE555). Bon, je n'en dis pas plus, car sinon ce ne serait plus une surprise :ange3:
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Jeu 31 Déc 2015, 11:27 
Vers une électronique moderne et simplifiée

Nous avons appris à construire différents modules capables de générer des signaux numériques périodiques ou non, et de les envoyer vers d’autres modules dans le but de les mettre en forme, de les compter, de les comparer, de les amplifier…

Même s’il nous reste encore des composants utiles en modélisme ferroviaire à décrire et à étudier, nous avons déjà fait un beau tour de ce qui est le plus utilisé. Reste maintenant à mettre tout cela en pratique pour concevoir nos propres animations sur notre réseau.

Ainsi, par exemple, pour concevoir une horloge (générateur de signaux carrés périodiques), nous pouvons utiliser des triggers de Schmitt, des portes NOR ou NAND ou bien notre bon vieux copain le 555. Il faudra tout de même calculer les composants qui vont autour (et les trouver) pour que notre horloge batte la seconde. Vue l’incertitude sur la valeur des composants courants, est-ce que le résultat sera précis ? En modélisme, on n’est pas trop regardant…

Mais tout de même, s’il pouvait exister un composant à qui il suffirait de dire :
- allume la LED
- attends une demi-seconde
- éteint la LED
- attend une demi-seconde
- recommence indéfiniment
Ce serait vraiment beaucoup plus simple… :roll:

Et bien ce composant existe bel et bien et ne fait plus partie de la science-fiction ; il s’agit du microprocesseur et du microcontrôleur. :coeur1:

Le microprocesseur n’est absolument pas adapté à notre hobby car trop compliqué à mettre en œuvre. Et il a fallu des années avant que le microcontrôleur ne soit accessible à tous. Cette complexité a fait tourner les talons à de nombreux électroniciens amateurs et vous pouvez aussi refermer ce post et tourner les talons. :colere: Ou bien, par curiosité, rester et découvrir ces composants qui révolutionnent aujourd’hui le monde de la bidouille, du DIY (Do It Yourself ou faites le vous-même), le monde des Makers (fabricants amateurs par opposition au monde industriel). Dans la suite, il ne s’agit pas de modules Arduino, il s’agit de découvrir deux composants électroniques au même titre que ceux qu’on a déjà étudiés. Faites-moi confiance et restez, cela ne mord absolument pas. :siffle:

Le microprocesseur

Il n’est pas question de décrire ici la mise en œuvre d’un microprocesseur, cela nous entrainerait trop loin. Nous allons simplement décrire ce composant et voir pourquoi on ne l’utilise pas (ou très peu) en modélisme ferroviaire.

Un microprocesseur est un composant capable de réaliser des opérations arithmétiques et logiques. Vous connaissez des opérations arithmétiques comme l’addition de deux nombres ou leur soustraction. Vous connaissez aussi la multiplication et la division. Mais au fait, savez-vous qu’une multiplication, ce n’est rien d’autre qu’une série d’additions ? En effet, 3 x 4, c’est 3 + 3 + 3 + 3, quatre fois. Et la division ? Rien d’autre qu’une série de … soustractions. Par exemple, j’ai quatorze billes que je veux partager entre Michel, Gérard, Alain et Jean-Claude (autant prendre les prénoms de mes élèves, c’est plus parlant). Je commence à prendre 3 billes que je soustrais de mon compte pour les donner à Michel ; il m’en reste 11. Je fais la même opération pour Gérard qui reçoit également 3 billes. Idem pour Alain et Jean-Claude. Que me reste-t-il ? 14 – 3 -3 -3 -3 = 2. Dommage, ce n’est pas assez pour refaire une tournée ! 14 (billes) divisé (ou partagé) par 4 (copains), c’est 3 chacun et il en reste 2.

Notre microprocesseur sait faire des additions et des soustractions donc il sait faire les quatre opérations. Mais une opération logique ? Vous savez aussi ce que c’est puisqu’on a fait de la logique dans les chapitres antérieurs. Ce sont les opérations AND, OR, NOT, etc.

Un microprocesseur possède une unité arithmétique et logique (en anglais ALU) avec laquelle il peut faire ces opérations. Cela ne suffit pas. Le microprocesseur a besoin de mémoire de deux types : la mémoire ROM (qui ne peut qu’être lue) et la RAM qui peut être lue ou écrite. Dans la ROM, le microprocesseur va chercher les ordres, c’est-à-dire son programme (partager les billes). Dans la RAM, il ira chercher les données (nombre de billes, nombre de copains). Et pour faire tout cela, il lui faut aussi un métronome qui lui donne le rythme ; le microprocesseur a un circuit d’horloge en lui qui doit simplement être ajusté avec un cristal de quartz qu’on ajoute à l’extérieur du boitier (pour que le rythme soit le plus précis possible). Lorsqu’il a terminé le calcul qu’on lui demande, le microprocesseur va ranger son résultat dans la mémoire RAM, puisqu’il peut écrire dedans.

Et ensuite, comment fait-on pour connaitre le résultat ? On se miniaturise pour aller voir les électrons ? :lol:

Le microprocesseur a besoin de périphériques pour communiquer avec le monde extérieur. Parfois très simple comme quelques LED ou un afficheur sept segments pour les sorties, un clavier à 16 touches pour les entrées, le périphérique peut être plus compliqué comme un écran ou un clavier ou un disque dur. Mais pour que la communication se fasse entre le microprocesseur et le périphérique, il faut un circuit d’interface : appelons-le PIA (Peripheral Interface Adapter), bien il y ait d’autres noms possibles.

Et les signaux dans tout cela ? Ils transitent d’un composant à l’autre via des bus, c’est-à-dire un ensemble de lignes de signaux ayant une fonction bien précise. Un microprocesseur a en général besoin de trois bus : un bus d’adresse qui lui permet d’aller dans la bonne case mémoire chercher ce qu’il veut, un bus de données qui achemine jusqu’à lui la donnée qu’il est allé chercher et un bus de contrôle par où transitent les différents signaux pour contrôler le bon fonctionnement du microprocesseur.

J’ai essayé de rester simple et j’ai forcément fait des raccourcis ; par exemple, la RAM ne contient pas que des données car elle peut aussi contenir des programmes, ceux que vous écrivez vous-même. Et la ROM peut aussi contenir des données comme des constantes nécessaires au bon démarrage de l’ensemble du système conçu autour du microprocesseur. Les données sont organisées en octets (ensemble de 8 bits pouvant avoir chacun la valeur 0 ou 1), ce qui fait que le bus de données contient 8 lignes par lesquelles transitent les signaux. Enfin, la RAM s’efface dès que l’alimentation électrique est coupée ; à la mise en route, le microprocesseur exécute le programme inscrit dans la ROM qui ne s’efface pas hors tension.

La figure 131 montre la complexité d’un système à microprocesseur et on comprend vite pourquoi ce composant n’est pas adapté à notre hobby ; en fait, le microprocesseur est idéal pour construire un micro-ordinateur car celui-ci a besoin de beaucoup de mémoire, dispose de périphériques sophistiqués (clavier, écran, lecteur de disque dur ou optique) et il y a de la place pour tout cela. L’avantage du microprocesseur est qu’il est rapide pour travailler et qu’il peut gérer de grandes quantités de mémoire (plusieurs Giga-octets soit plusieurs milliards de cases mémoires pouvant accueillir chacune un octet).

Image

Les premiers microprocesseurs étaient des microprocesseurs 8 bits (aujourd’hui, on en est à 64 bits) et ils s’appelaient 8080, 8085, 6800, 6502, Z80, F8, SC/MP. Ils possédaient chacun un jeu d’instructions (les ordres élémentaires qu’on peut leur faire exécuter pour réaliser les opérations arithmétiques et logiques). Mais la principale difficulté du microprocesseur, c’est qu’il faut écrire le programme à partir de ce jeu d’instructions et que ce n’est pas simple ! Et encore moins simple à dépanner quand ce programme ne fonctionne pas !

Donc, définitivement, oublions le microprocesseur dans un réseau de trains miniatures (encore que certains ont entièrement automatisé leur réseau à partir de carte architecturée autour d’un microprocesseur). Voici un nouveau venu, le microcontrôleur.

Ceci est pour l'année prochaine ! Alors bon réveillon à tous... :mrgreen:
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Ven 01 Jan 2016, 11:32 
J'espère que votre réveillon a été bon et le réveil pas trop difficile :lol: !
Bonne année à tous. Voici le deuxième volet de cette saga sur l'électronique moderne. Aujourd'hui, découverte de ce qui a déjà révolutionné le monde du train miniature (car le DCC l'utilise et à bon escient... :wink: ).


Le microcontrôleur

Imaginez qu’on puisse faire tenir toute la figure 131 dans le boitier d’un circuit intégré…

Bien sûr, nous n’allons pas avoir des milliards de cases mémoire pour stocker le programme ou les données, mais juste ce qui est nécessaire pour faire tourner un petit programme : quelques milliers d’octets de ROM et quelques centaines d’octets de RAM. Ce composant, c’est le microcontrôleur, une sorte de micro-ordinateur dans un boitier de CI.

Le composant doit permettre à chacun de réaliser ses propres applications ; il est donc hors de question de le programmer en usine, chacun doit pouvoir le faire avec un petit programmateur. De même, il n’est pas question d’écrire un programme en octets ; c’est très indigeste. Mais les constructeurs vont très vite mettre à disposition de tous, des petits logiciels capables de transformer un programme écrit dans un langage symbolique (l’assembleur) en langage machine (une suite d’octets) que le microcontrôleur peut comprendre.

Et avec cela, le microcontrôleur est devenu le circuit intégré universel ?

Que nenni ! D’abord, parce que les premiers programmateurs coûtaient assez cher et que l’assembleur, ce n’est pas évident. Cela ressemble à cela :

Image

Si vous y comprenez quelque chose, vous avez bien de la chance, car moi, je n’y comprends rien (et pourtant, c’est moi qui ai écrit ce bout de programme !). :mdr2:

L’arrivée des microcontrôleurs PIC (de Microchip) va pourtant aider les bricoleurs, d’autant que cette arrivée coïncide avec l’arrivée d’internet dans les foyers. On trouve alors tout un tas d’idées sur la toile pour programmer les PIC avec les moyens du bord et il devient possible de fabriquer de petits programmateurs reliés à un micro-ordinateur qui prend en charge l’essentiel de la tâche. Mais l’assembleur reste l’assembleur !

L’avantage du microcontrôleur sur le microprocesseur, c’est qu’il n’y a rien à rajouter sauf peut-être le cristal de quartz et encore, certains microcontrôleurs savent s’en passer au prix d’une légère imprécision souvent pas bien grave. Son inconvénient, il gère moins de mémoire, il est moins rapide, il est aussi moins puissant. S’il n’y avait pas ce fichu assembleur, ce serait tout à fait le composant idéal pour nos petits trains électriques…

Les modules programmables à base de microcontrôleur

Depuis quelques années, on voit apparaitre de petits modules conçus autour d’un microcontrôleur d’un prix très bon marché. Ces modules comportent tout ce qu’il faut pour faire fonctionner le microcontrôleur (de quoi l’alimenter en courant, le quartz pour son horloge et des connecteurs pour récupérer des signaux). Mieux, il n’y a qu’à relier le module à un ordinateur via un câble USB pour l’alimenter en courant et pouvoir le programmer. Ces modules portent le nom d’Arduino ou de Raspberry et il y en a (ou en aura) sûrement d’autres très prochainement.

Mais c’est toujours un microcontrôleur ? Au paragraphe précédent, nous nous étions arrêtés à la difficulté d’avoir un programmateur (acheté chèrement ou bricolé durement) et à la difficulté du langage assembleur ! :twisted:

Avec les modules, ces deux points sont résolus :

Le programmateur : c’est votre ordinateur qui va envoyer les signaux de programmation au microcontrôleur du module via le câble USB.

L’assembleur : il est remplacé par un langage évolué, un peu comme de l’anglais. Certains pensent qu’il faut apprendre le C à la place de l’assembleur, ce qui ne serait pas plus facile. En fait, vous pouvez programmer le module en C si vous connaissez ce langage, mais si vous ne le connaissez pas, il suffit d’apprendre moins d’une cinquantaine d’ordres pour pouvoir programmer le module. Ces ordres sont traduits en langage machine par votre ordinateur. Quant au programme qui fait cela, on le trouve gratuitement en téléchargement libre sur le site du constructeur qui met également à votre disposition toute la documentation nécessaire.

Quand je vous disais qu’il serait agréable d’avoir à dire :
- allume la LED
- attends une demi-seconde
- éteint la LED
- attend une demi-seconde
- recommence indéfiniment

Cela correspond à :
- digitalWrite (LED, HIGH) ;
- delay (500) ;
- digitalWrite (LED, LOW) ;
- delay (500) ;

Il vous a fallu apprendre deux mots nouveaux (digitalWrite et delay) pour réaliser ce multivibrateur astable de fréquence 1 Hz !

Et le « recommence indéfiniment » ? Il le fera tout seul ! :ange:

Utiliser un microprocesseur ou un microcontrôleur, c’est faire de l’électronique programmable, par opposition à l’électronique câblée à base de composants. Nous allons voir maintenant pourquoi c’est plus simple et moins cher.

La suite à demain :moi:
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Ven 01 Jan 2016, 11:55 
Il existe aussi les modules programmables style zelio ; millenium etc... qui permettent une programmation encore plus simple car basée sur le ladder (schéma électrique) ou plus évolué le langage fbd.(langage à bloc de fonctions qui comprend le grafcet) Ces langages sont graphiques essentiellement; avec paramétrages des symboles.
Ils comportent pour les plus évolués un écran d'affichage qui permet de mettre des infos sur le fonctionnement du programme.
Par contre leur prix lui ne peut pas concurrencer un arduino de base.
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cc7001
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 11:05 
Je ne connais pas les systèmes décrits par cc7001, mais je pense que ce genre de modules prêts à l'emploi va se généraliser de plus en plus dans l'avenir avec des performances de plus en plus grandes. Le choix sera donc dicté à la fois par l'application à réaliser et le prix de revient.

Voici la conclusion de ce chapitre sur l'électronique programmable.


L’électronique programmable

Encore une fois, ce chapitre va se contenter de survoler le sujet des modules de type Arduino (ou Raspberry) ; si vous êtes intéressés pour vous initier à ce nouveau genre d’électronique, vous pouvez consulter, sur le forum Arduino, le cours « Démarrer en électronique programmable » dans le même état d’esprit que celui-ci (vous apprendre à réaliser de petites applications très simples).

Mais revenons à nos moutons. Dans ce cours, je vous ai appris à réaliser des fonctions simples pour produire des signaux et les traiter comme il se doit pour qu’ils produisent une action sur votre réseau (arrêter un train, allumer une maison, etc.). Si vous vous rappelez le début du cours, je vous avais décrit un montage pour gérer un va et vient ; il était constitué de plusieurs étages et c’est le dernier étage qui amplifiait le signal pour actionner un relais.

Avec un module de type Arduino, on remplace les différents étages d’un montage par le module lui-même et surtout par son programme, ce qui signifie qu’on remplace des composants électroniques par du programme informatique. Plus besoin de calculer des valeurs de composants, ni de souder ces composants ; en plus, si on se trompe, il suffit de réécrire quelques lignes de programme ou de corriger la valeur d’une variable dans le programme. On réalise donc des économies et on gagne du temps par rapport à un montage avec circuit imprimé et composants soudés.

Les seuls étages électroniques qui restent sont les interfaces entre le module et le réseau pour que le réseau envoie des signaux propres et adaptés au module et pour amplifier les signaux qui partent du module vers le réseau. De toute façon, il aurait aussi fallu concevoir et réaliser ces interfaces en électronique câblée pour relier réseau et montage.

On voit que les modules de type Arduino font gagner du temps et de l’argent, à condition de savoir programmer mais cela aussi, ça s’apprend. Le langage de base qu’on trouve sur le site du constructeur est composé d’une soixantaine de fonctions et d’une dizaine de structures de contrôle, mais on n’a pas besoin de tout connaitre au début. Avec très peu d’apprentissage et un esprit logique, on y arrive très vite.

Un autre avantage de l’électronique programmable est la souplesse qu’elle communique à un montage ; il suffit de changer le programme pour obtenir un comportement différent du module, alors que le montage du module avec les composants du réseau est le même et n’est pas modifié. Dans l’exemple ci-dessus, quatre lignes de programme ont suffi à fabriquer un multivibrateur astable ; si je change maintenant le programme, je peux obtenir un monostable ou un bistable.

Comme je vous l’ai dit, certaine fonctions sont difficiles à produire en électronique câblée alors que c’est très facile en électronique programmable. C’était le cas pour la temporisation du chauffard dans le montage des feux tricolores routiers ; en électronique programmable, il suffit de rajouter un ordre delay(2000) pour que le feu passe au vert deux secondes après que le feu de l’autre route soit passé au rouge (l’argument de delay, ici 2000, est exprimé en millisecondes et 2000 ms font 2 secondes).

Pour agir sur le réseau, les modules de type Arduino ont des connecteurs ; ils peuvent servir d’entrées ou de sortie (il suffit de les programmer comme tel). En entrée, le signal provient du réseau (un ILS par exemple), en sortie, le signal part du module pour aller actionner quelque chose sur le réseau (un relais pour interrompre le courant sur la voie par exemple). Les modules sont de plus capables de traiter des signaux analogiques (la tension prélevée aux bornes d’une LDR) ou numériques (signal de fermeture d’un ILS).

Ce que vous pouvez faire avec des modules de type Arduino ne dépend que de votre imagination.

Conclusion

Je comprends parfaitement que ce genre d’électronique puisse vous faire peur car il y a quelques années, elle n’était pas à la portée de tout le monde. Aujourd’hui, avec les progrès technologiques, il est devenu très facile de programmer des microcontrôleurs. A vous de voir si cela vous plait et si vous vous sentez prêt à apprendre cette nouvelle technique. Pour ma part, cela fait quelques années que j’ai remplacé l’électronique câblée par l’électronique programmable, car cela me parait plus simple. Mais je dois avouer aussi que je me suis un peu remis à cette électronique câblée pour vous préparer ce cours et que c’était très agréable. :coeur2:

Ce chapitre clôture la description des principaux composants utilisables en électronique appliquée au modélisme ferroviaire. La suite consistera à décrire des composants moins souvent utilisés mais parfois utiles tout de même, et à reprendre certains points que je n’ai pas eu le temps d’approfondir. Comme dit la pub, ce n’est pas fini. :lol:

A retenir :
- Le microprocesseur est un composant non autonome qui nécessite autour de lui de nombreux autres composants comme de la mémoire ROM ou RAM et des interfaces pour communiquer avec des périphériques
- Le microcontrôleur est un composant autonome qui nécessite que très peu d’autres composants et qui réunit dans un même boitier un microprocesseur et tout son environnement de travail
- Le microcontrôleur est moins rapide et moins puissant qu’un microprocesseur mais il est mieux adapté pour de petites applications, notamment dans le cadre du modélisme ferroviaire
- La difficulté d’utilisation des microcontrôleurs venait du fait qu’il fallait les programmer en langage assembleur avec un programmateur spécial
- Cette difficulté est maintenant résolue par l’emploi de modules à base de microcontrôleur programmable avec un simple ordinateur en langage évolué et compréhensible
- Ces modules permettent de remplacer l’électronique traditionnelle par de l’informatique pour traiter des mêmes fonctions de base, le programme pouvant être modifié autant de fois que nécessaire
- Les modules présentent des connecteurs permettant de les relier avec le monde environnant, par exemple un réseau de trains miniatures
- L’électronique programmable est beaucoup plus souple pour faire évoluer un montage sans avoir tout à recâbler

Ainsi s'achève la première partie de ce cours d'électronique. Tous ceux qui le désirent peuvent "passer" en deuxième année :mdr: et suivre le cours d'électronique programmable qui démarre lundi 4 janvier sur le forum Arduino (histoire de ne pas mélanger les genres).

J'interviendrai de temps en temps à nouveau sur ce cours pour décrire d'autres composants, mais sans doute à un rythme plus lent (car cela demande beaucoup de travail de préparer des interventions).

Vous pouvez vous aussi faire vivre ce cours en intervenant pour donner les montages que vous aurez réussi à faire ou bien pour parler de composants que vous utilisez habituellement. J'espère que ce cours vous aura été utile et que vous prendrez du plaisir à créer de petits montages.
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 11:57 
Dire que je suis arrivé en retard.....
..bon ok, je vais au piquet...

..ceci dit... :applause:

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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 12:08 
Crampton19 a écrit:Bonjour,

Fil très intéressant pour un vieux débutant comme moi.

Je m'étonne de la représentation du relais.

Autrefois on représentait un relais comme ça :

Image

Cela me semblait plus parlant.

Mais, vivement la suite. :coeur1:

je suis comme Crampton.. tu as des papys dans la classe :wink: ... bon, faut juste penser à changer les piles du sonotone...
:siffle:
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 12:51 
le Zélio fait partie de ce que l'on appelle des IPI (interface programmable industrielle) petits automates pour des applications d'automatisme très simple
j'en ai utilisé pour faire des chaines de coupe perçage et assemblage de volets bois et autres ensemble dans le milieu de la céréale et du pompage
j'en ai encore qui côtoient des Twido et autre TSX sur mes étagères mais c'est un peut lourd pour nos besoins ferroviaires il faut les logiciels qui vont bien et ils sont payant
ceci dit je peut faire parvenir celui pour le Zélio
Dernière édition par Dudule le Sam 02 Jan 2016, 13:02, édité 1 fois au total.
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 12:54 
A FA85 et CRAMPTON 19
Quoi ?? qu'esce tu dis ?? ... attends je monte le volume du sonotone ...

Ah oui les relais ... moi aussi j'ai l'habitude de la représentation de Crampton 19 mais bon les représentations actuelles on s'y fait. Ce qui me perturbe le plus c'est quand les différents contacts d'un relais sont "éparpillés" dans le schéma avec juste le rappel du numéro du relais comme ça :
Image

:ange3: :ange3: :ange3:
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 13:08 
]Christian peux tu me donner une autre réf de compteur que 4040 tous mes bouquins sont dans des cartons pour cause de déménagement de mon coin atelier et local ferroviaire
bon suite à un coup de :colere: je viens de défaire les cartons et j'ai retrouvé un 4040BE je continue donc les manips
merci et à lundi
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 15:15 
Fa 85 a écrit:Dire que je suis arrivé en retard.....
..bon ok, je vais au piquet...

..ceci dit... :applause:

Fabrice


C'est même plus du retard, tu arrives carrément à la fin ! :mdr2:

Pas grave, il est toujours possible de rattraper un tel cours puisque les écrits restent... alors que les paroles s'envolent...

Et pour les relais, désolé, mais il y a tellement de symboles différents pour les composants électroniques que je ne peux pas tout donner. C'est parfois un vrai casse-tête !
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 20:09 
Les logiciels des zelio et millenium sont gratuits. on peut tester le programme par simulation ; sans avoir à acheter le module. Pour un twido il faut l'engin pour tester.
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Sam 02 Jan 2016, 23:49 
Arduino a écrit:[
- Le microcontrôleur est moins rapide et moins puissant qu’un microprocesseur mais il est mieux adapté pour de petites applications, notamment dans le cadre du modélisme ferroviaire


Un micro-contrôleur n'est pas moins puissant qu'un microprocesseur ; il est aussi puissant puisqu'il est construit autour/à partir d'un microprocesseur.

Il serait plus juste d'écrire que la puissance des microprocesseurs qui équipent les micro contrôleurs n'égale pas celle des processeurs qui équipent nos PC actuels .

Si je fait le comparatif du processeur qui équipe un ATMEGA avec un processeur de même catégorie (68008 par exemple), le processeur de l'ATMEGA est bien plus puissant qu'un 68008 en raison de l'architecture et du jeu d'instructions.

Avec un ATMEGA, j'arrive à faire en assembleur ce que je n'arrivait pas à faire avec un 68008 il y à 25 ans.
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lgperrin
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Re: Démarrer en électronique

Publié: Dim 03 Jan 2016, 10:28 
L'intégration de toutes les fonctionnalités dans un microcontrôleur implique une diminution de ses possibilités par rapport à un microprocesseur.

Je ne connais pas de microcontrôleur qui soit capable de travailler à une fréquence horloge de 3 GHz, capable d'adresser plusieurs Giga-octets de mémoire, doté d'un coprocesseur arithmétique ou graphique pour les jeux 3D, ce qui est couramment réalisé par les microprocesseurs actuels.

Bien entendu, si on compare un microcontrôleur d'aujourd'hui avec un microprocesseur d'il y a 25 ans, alors oui, le microcontrôleur en fait plus et heureusement : cela s'appelle le progrès.

lgperrin a donc parfaitement raison, mais je pense que les lecteurs avaient compris ce que j'ai voulu dire en comparant des composants actuellement disponibles sur le marché. :wink:
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